Voici un blog réservé exclusivement à l'artiste Georges-Alain JONES, vous y trouverez des photos, des articles sur Mister JONES, les comptes-rendus ville par ville de sa tournée solo d'octobre 2005, des news... enfin tout sur mon artiste préféré : GEORGES-ALAIN JONES. Vous avez la possibilité de laisser des commentaires.
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Et maintenant...il parle !
Et il ne fait pas que ça ...je plaisante mais ce soir on peut : pour son premier concert de l'année 2006, il a fait des progrès assez étonnants, Monsieur Jones – zut, retour arrière pour faire un M majuscule, il le mérite pour ce soir.
Bon, la présentation d'usage : salle pleine (350 places c'est ça ? Si c'est la contenance de l'Européen, c'est ça), âges divers et variés, et pour le côté people mais sûr qu'on vous aura dit ça quasi en premier dans d'autres CR lol : sont arrivés Patrice Maktav, Jérémy Chatelain, Emma Daumas, et plus tard et très discrètement Philippe Miro. Parce que pour les premiers le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils ne sont pas passés inaperçus, pas de leur faute du tout mais ça a réagi (gentiment) dans l'assistance. On m'a dit que Jean-Claude Camus était là, fidèle au poste ? Jérémy a visiblement apprécié le concert lol, il était à fond dedans, et il l'a filmé, Emma a bien balancé sur son fauteuil et on a vu Patrice réagir sur le rock de « messieurs les jurés », normal vous êtes allés écouter les extraits de son groupe Aktarus ? Page Voici/Gala off.
L'environnement technique : de belles lumières sur ce concert, en fait les plus belles jusque là je pense, c'est très agréable. Petits problèmes techniques par moments, rien de méchant. Et une corde cassée pour le guitariste Marc, il a fait sans sur un morceau, paraît même que c'était un mi (mdr, comment fait-il pour voir de si loin, mon critique accompagnateur ? Si c'était le si, c'est pas moi qu'il faut taper...)
« Messieurs les jurés » attaque très fort, ça vous étonne ? M'a semblé plus accentué qu'à d'autres occasions. Ca devait ressembler au concert RTL 2 de la Braderie de Lille, pour l'intro. Et un coup de chapeau au batteur, en grande forme ce soir. Les numéros de voltige de baguette ont fusé, ça m'a fait rire de le voir s'éclater. Christophe aux claviers toujours impeccable et discret. Ca me fait d'autant plus plaisir de parler de la qualité des musiciens que là c'était vraiment Georges-Alain le boss, je veux dire que c'était lui qui était mis en valeur, et bien.
Sauf deux chansons je crois où les instruments dominaient un peu trop sur la voix. Guitariste régulier dans la qualité sauf les petits problèmes techniques ; mais c'est pas beau de copier, Georges-Alain à la présentation des musiciens au final, a annoncé « le beau brun ténébreux » ; désolée mais l'appellation a été déposée par JC Camus au concert de la Porte Saint Martin, en parlant de Georges-Alain himself, mdr ! Tom légèrement en retrait ce soir ou j'ai rêvé, mais il saute toujours autant – et oui, on a eu un final concours de saut en hauteur avec guitare entre Georges-Alain et lui ! C'est toujours un bon moment. En passant, étonnée de voir qu'on pouvait gigoter autant avec une contrebasse dans les bras...
Avant d'amorcer « libre », la deuxième chanson, c'est là que résonnent les trompettes (de la renommée j'espère) : il a parlé ! Il a fait son speech comme les au-autres...mais c'est vrai, il a parlé plusieurs fois entre les chansons, même que il nous a fait rire, si si je vous assure, ça prend sérieusement tournure et ça fait plaisir. A ajouter au bonus + 5 points : souriant pendant tout le spectacle, quand ce n'était pas riant. Et le joker : droit dans les yeux du public, partout, même pas baissé les yeux quand une miss l'appelait ! Ca vaut un second coup de chapeau, parce que sa modestie naturelle a été drôlement mise à mal lol. Euh, qu'est ce qu'il a dit ? La première fois, c'était simplement son plaisir d'être ici, pour ce premier concert de la nouvelle année (yes, on attend l'annonce des autres), et l'espoir de nous faire plaisir...pour le discours électoral fleuve, on attendra un peu. « Libre » très applaudie.
« J'aurais pû » version scène : ça valait les encouragements.
Ah, « use me up », la première reprise de Bill Withers, arrive. On avait déjà eu un bon aperçu sur les premières chansons, mais c'est là qu'on se rend réellement compte de l'évolution positive. Il me semble que la voix a été beaucoup travaillée, et j'ai droit au premier commentaire de mon critique, mode exclamation : « il a bouffé du lion ! Il a fait d'énormes progrès depuis la Maroquinerie » (c'était son deuxième concert et c'est tout sauf un fan de star ac, il avait apprécié le premier concert où il découvrait Georges-Alain). Alors que Use me up était la chanson sur laquelle j'avais le moins accroché des 4 en anglais jusque là, je suis restée coite, la puissance et les nuances réunies, m'a laissée sans voix, tiens. Il en joue dans tous les sens, ça y est il maîtrise l'instrument, et quel instrument, c'était d'une beauté ! Je voudrais bien être un mec dans ces cas là pour pouvoir dire « p***, ça donne ! »
C'est sûr qu'être fan ne prédispose pas à la critique, mais j'en ai conscience à chaque mot, et honnêtement je pense que ce que j'ai entendu à ce concert était clairement très au dessus de la moyenne, après rien en ce monde n'est jamais parfait, toujours perfectible.
Je me souviens que ça applaudissait énormément, une explosion après « use me up » et qu'il nous a demandé d'en garder un peu pour la suite, s'il vous plaît - toujours très poli – parce qu'il n'y en aurait plus pour après ; et le public protesta vigoureusement en rigolant et lui prouva que oui, il en restait plein, tout le long de la soirée.
« Je ne t'ai jamais dit » : le public scande des mains, version plus rythmée il me semble. Evidemment le « je dois m'en aller » final déclenche des réactions devant, vous imaginez quoi.
Tiens, il re-parle.
Démarrage d «Embrasse », qui électrise le public. Cette version plaît décidément beaucoup à mon voisin. C'est vrai que sur scène elle donne une sacrée pêche, tout le monde participe joyeusement (quelques personnes un peu trop), chaude ambiance, bien sûr elle est bien plus développée que sur CD.
Et il nous parle encore ? On l'a branché sur piles ou sur secteur ? 'moi, j'en redemande' lol. En gros : c'est la première fois qu'ils vont jouer la chanson qui va suivre, il y en a peu qui la connaissent, sauf les fidèles (oui), il ne l'a jouée qu'une fois en public, mais sur scène c'est une première, il demande donc notre indulgence. Ok, on écoute :
« on en est tous là », avec des accords pas mal, il y en a eu de rajoutés et – voilà la contrebasse, je me demandais depuis le début quand elle entrerait en scène, c'est donc Tom qui s'y colle, les autres font les ch½urs sur le refrain (là c'est joli), le fond clavier est bien, je me pose des questions aussi sur le petit son clair à un moment, j'aime bien, mais sniff je ne suis pas pro du tout je ne sais pas ce que c'est ? La chanson a bien sûr été très « habillée » par rapport à la simple mélodie qu'on avait entendu. Peut-être un peu trop douce à mon goût, ce n'est que le mien.
Côté voix, de bien jolis effets sur les on en est tous laaaaaa, miam. Le texte a été complété (zut, je n'aime toujours pas le langage trop parlé de la « panoplie » par ex) et la fin semblait intéressante avec le « moi j'en suis là » mais grrr, trop forts les instruments, pas bien entendu les paroles sur la fin. « Ouaii » approbateur du public.
« Terence Hill » : tout le monde démarre en ch½ur, au quart de tour. Un classique, déjà, lol (et toujours celle que j'adore). La voix au final : superbe.
Qu'est ce que c'est que ça ? Faux début instrumental... ah non, c'est Central Park. Le public la chante intégralement et à gorge déployée ! C'est plus rapide et plus rythmé qu'en single, on s'en souvient, et les coupures/stops, toujours aussi bien. Tout le monde adhère totalement à cette version.
« New Jersey » : je me trompe ou elle m'a paru aussi plus dynamique, intro un peu plus longue, final plus court ? Ce n'est jamais pareil !
Le vrai-faux départ ch½urs/instruments du « monde ne court pas » déclenche les rires, et c'est parti ! C'est là qu'on regrette d'être assis, c'est très drôle de voir des paires d'épaules, de bras et de jambes qui s'agitent dans tous les sens, on a très envie d'y aller. Il n'y a pas une petite rythmique en plus ? Le batteur y va en tout cas...la petite musique buissonnière de « stir me up » fait encore la joie du public (et de ses camarades de château).
Mais c'est que j'allais oublier : il bouge tout le temps. Tout le concert. On était combien déjà ? à pouvoir témoigner. Oh oh oh oh oh, fait le public avant de se brûler les paumes à taper dans les mains pour la chanson suivante, qui est, yes...
« power of the gospel ». Et cri du c½ur de mon voisin : « il la chante beaucoup mieux ! » (comprendre : qu'à la Maroquinerie, où il avait moyennement apprécié). Là il, euh, kiffe à fond. Belle assurance en tout cas, mais que c'est bien fait, il y croirait enfin en sa voix ? Le résultat est tip top, wooooow « baby », les « power » parfaits, le final énorme. Pas le plus « sensible » que j'ai entendu, mais le plus remarquable, il se balade dessus.
Arrrgh, crise de fou rire général, le voilà lancé à nous expliquer que c'est le moment où il est censé parler et nous faire rire, pour faire plaisir au tourneur...alors qu'on sait bien que ce n'est pas son fort. Il a dit ça plus finement que je ne vous le restitue, nouveau commentaire à côté « hé, c'est un comique, il a de l'humour » (ah, quand même !) Plus sérieusement, l'autodérision lui va bien, c'est son style.
On enchaîne sur « la pause », l'instant zen. Un peu plus rapide, je crois, et j'entends plus la batterie ? Une impression générale de plus de dynamisme sur ce concert, ça me plaît.
Ah les gens l'aiment, cette chanson. Moi aussi.
« Ain't got no sunshine», très attendue. Un poil d'émotion en moins, mais quelle puissance et quelle richesse de nuances sa voix a encore gagné, sais pas où il s'arrêtera. La fin, encore une variante, il l'a faite en « la la » et « mmm », j'aime moins.
Il repart très fort sur « parle-moi ». Que des bons mélanges sur cette chanson ; et de nouvelles fantaisies instrumentales ou est ce moi qui les découvre à chaque fois, enfin c'est excellent et le public apprécie.
Arrive la présentation des musiciens, mitigé sur le coup du « beau brun ténébreux », le guitariste ! Quelle ambiance explosive, c'est « une autre » bien sûr, puis « wo oh ohohoh », et « Georges-Alain », ça devient une habitude - c'est très chaleureux.
En rappel :
« Vivre en danger », la guitare est venue s'ajouter au clavier, et sa voix sur le fil du rasoir, sans jamais tomber, si la fameuse mouche qui vole avait été là, c'est sûr on l'aurait entendue...la salle est suspendue à ses lèvres, c'est beau, mais surprise, l'ajout de guitare l'annonçait un peu sans doute, le final est rock ! Court mais rock. Aïe, faut pas me changer mes habitudes, j'adorais le piano-voix – même si je reconnais que c'est pas mal.
« Central Park » dans la foulée, chanté tous ensemble, rapide, la salle s'est levée et chante la chanson debout, en applaudissant.
Et comme on n'en a jamais assez, il nous demande de participer un peu, « yeah hé, yeah hééé, embrasse » et on remet ça, un dernier
« Embrasse » pour la route, toujours debout, nous on veut bien y passer la nuit, mais lui s'en va après un dernier « merci beaucoup », laissant ses musiciens pour un dernier petit bout de solo, cette fois les « une autre » n'y arriveront pas, c'est fini, déjà, et on pense à la prochaine, qu'il y en ait beaucoup cette année, bravo Mister Jones !
Allez, je le dis quand même : après avoir vu et entendu ça, si lui ne réussit pas comme artiste, personne ne peut réussir, ce n'est pas possible !